Le juge d'instruction a décidé du renvoi de Ramiz Iseni devant la cour d'assises de Loire-Atlantique pour « enlèvement et séquestration suivis de mort, et agression sexuelle ». Le magistrat ordonne un non-lieu pour sa femme, Bukurija Iseni.
Elle avait été mise en examen pour complicité dans un premier temps, puis, pour complicité de recel d'escroquerie. Le juge d'instruction suit donc l'avis du procureur et considère qu'elle n'est pas impliquée dans le crime. Et, pour le recel de l'utilisation de la carte bancaire de la victime, qu'elle ne pouvait résister à son mari.
L'enquête avait été ouverte après la découverte, à Bouguenais, du corps de Sophie Gravaud, 23 ans, en contrebas d'une route, une semaine après sa disparition, en avril 2007. La vendeuse avait été enlevée à la sortie de son travail, dans une galerie commerciale située à Saint-Herblain, au nord de Nantes. Le suspect avait été rapidement interpellé dans le sud-est de la France, alors qu'il cherchait à gagner l'Italie.
Ramiz Iseni, qui a reconnu avoir tué Sophie Gravaud, sera jugé par la cour d'assises de Loire-Atlantique. Les jurés examineront en même temps une tentative de viol sur une mineure de 17 ans dont il est accusé.
Hier, Me Loïc Cabioch, avocat de la mère de Sophie Gravaud, indiquait qu'il allait faire appel du non-lieu accordé à la femme de Ramiz Iseni. Il y a une semaine, Rémi Rolland, le beau-père de Sophie Gravaud, nous expliquait sa décision : « Cette femme, on ne veut pas sa perte. Mais on voudrait qu'elle soit jugée pour le recel. »
SOURCE : OUEST FRANCE - 7 juin 2008

